lundi 21 juillet
Lolotte en pause forcée et le Blog-notes en pause tout court…
Voila le jour J arrive plus vite que prévu. J’ai du mal à réaliser et à accepter que dans quelques heures je serais suspendue dans les airs pour rejoindre l’autre côté de l’Atlantique. Je sais bien que cela puisse paraître paradoxal et incompréhensible à la plupart des gens, alors que tout n'a pas toujours été rose ici et que Mr Lolotte et moi avons été éloignés pendant deux années. Mais ce retour met fin à sept ans de découverte du monde et d'immersion totale dans divers pays et cela me fascine.
Beaucoup de choses en tête, beaucoup trop, qui sont dures à exprimer pour ne pas blesser ceux que l’on aime et que l’on a envie de retrouver; parce que l’on renonce aussi à des rêves personnels pour cela. Alors ces mots-là aussi, j’y renonce.
Je me contente donc de vous faire un dernier coucou depuis cette région des Etats-Unis, la Virginie, qui m’a accueillie pendant deux ans et dont le ciel si bleu et la chaleur vont me manquer. Je tiens aussi à remercier mon patron qui, s’il s’est avéré le plus souvent être un personnage peu sympathique, reste la première et la seule personne à l’époque où j'ai cherché pendant plus d'un an un premier emploi, qui m’aura offert ma première chance professionnelle dans un domaine qui se meurt peu à peu et dans lequel la France brille de plus en plus par son absentéisme.
Je reprendrais le blog je ne sais trop où ni trop quand mais en tous cas, sûrement pas avant quelques semaines. J’ai besoin de retrouver des marques et une joie de le tenir.
J’espère qu’en attendant, cela ne vous empêchera pas de parcourir ses anciennes pages, qui se sont construites avec vous. Vos petits mots me feront le plus grand bien car je ne suis pas en « vacances » comme beaucoup de personnes on pu me le souhaiter, mais au chômage. Après toutes les années d’études, les efforts, et les sacrifices, je n’aurais jamais imaginer rentrer en tant que chercheuse RMIste dans mon pays natal. Et se retrouver au chômage n'est amusant pour personne. Je pourrais toujours répondre à vos emails en revanche.
Je quitte donc le pays des gens libres, c’est ainsi qu’on surnomme les USA (The Land of the Free), pour une vie de doute et d’angoisse où il va falloir se « réhabituer » à ses habitudes perdues, en espérant qu’au bout du tunnel, il y aura enfin la lumière pour Mr Lolotte et moi.
Merci à tous du fond du cœur pour avoir rendu mon « exil » plus agréable, je vous dois beaucoup. J’ai tissé des liens forts avec certaines personnes qui se reconnaîtront et sans lesquelles, malgré le soutien et la patience de mes proches, les mauvaises périodes ne se seraient pas aussi bien passées car vous m’avez permis de m’évader sur une toute autre planète. J’espère que mon retour sur le Vieux Continent les consolidera encore et rendra possible des rencontres.
Je vous laisse avec cette chanson d’Alanis Morrissette que j’aime beaucoup et qui résume un peu tout ce qui me trotte dans la tête. Ceux qui parlent couramment anglais comprendront, je n’ai pas envie de la traduire car cela ne signifiera plus grand-chose.
Prenez soin de vous, bonnes vacances à tous ceux qui en ont et à très bientôt !
dimanche 20 juillet
LA tarte de l’été: abricots sur lit de crème de spéculoos maison au rhum brun...
J’ai tellement tarabusté Domi qui, vivant en Belgique, nous agitait sans scrupule sa crème de speculoos sous le nez, qu’elle s’est dévouée pour tenter d’en developper une recette – avec blind test sur 3 echantillons différents, elle n’a pas fait les choses en amateur ! En vrai pro, elle a relevé le défi avec brio – bien qu’évidemment, je n’ai jamais goûté à la crème de spéculoos donc je suis bien obligée de lui faire confiance quant au goût de la crème de spéculoos maison.
Idéale pour utiliser mon paquet de spéculoos pour ne pas le laisser derrière moi…Pour la recette, rien de plus simple ! Il suffit de réaliser la crème de spéculoos « Domi » dans les mêmes proportions et d’y ajouter un œuf et 5 cl de rhum. Vous fouettez bien puis vous répartissez ce mélange sur le fond de pâte à tarte de votre choix. Vous répartissez ensuite les abricots coupés en 4 sur la crème, vous saupoudrez de sucre de canne et zou, un peu d’aïoli au four pendant 35 à 40 minutes. A la sortie du four, saupoudrez immédiatement de spéculoos écrasés qui vont ainsi fondre...
Et pourquoi ne pas emmener une part avec vous à la plage ou au bord de la piscine?

Bonheur gustatif assuré !
Tarte aux abricots sur crème de spéculoos
maison au rhum brun
(pour 4/6)
400 g de creme de speculoos maison (recette ici)
1 oeuf
5 cl de rhum brun
1 fond de tarte
abricots frais
spéculoos
Tout est expliqué plus haut;-)

samedi 19 juillet
La dernière chronique du Lecteur en direct des USA – Rafraîchi d’abricots à la verveine by Jean-Jacques
La recette de Jean-Jacques porte bien son nom car si ces abricots étaient aussi peu frais que moi aujourd’hui, tout s’explique ! Je plaisante (pour les abricots). Quant à moi, effectivement, cela faisait longtemps que je ne me suis pas retrouvée sur les rotules. Je suis maintenant au chômage depuis jeudi soir :( Mais j’ai tout de même passé ma journée de vendredi jusqu'à 23h au labo pour régler les derniers détails et je suis quand même retourné pour rendre mes clés ce matin. A croire que je ne veux pas le quitter. Mais cette cessation d’activité brutale et forcée m’est un peu difficile à gérer. Cela fait aussi une semaine que je ne me couche pas avant 3h du matin et la privation de sommeil se fait cruellement ressentir. Je ne peux pas trop m’accorder de répit puisqu’il me faut maintenant vider totalement et nettoyer l’appartement. J’ai quand même réussi à faire une courte pause cinéma hier en allant voir Wall-e, que je vous conseille fortement ; et une petite pause piscine en fin de matinée histoire de me relaxer un petit peu. Dans ma lancée, j’en profite pour tout de même trouver un peu de temps pour vous poster cette jolie recette de Jean-Jacques Barbot, la dernière depuis les Etats-Unis. Mais je ne serais jamais qu’éloignée d’un clic donc j’espère bien qu’il continuera à m’en envoyer. Très bon weekend à tous. Oreillons d’abricots rafraîchis à la verveine fraîche et son sorbet, coulis de fruits rouges Au feeling pour les proportions… Faire un sirop de sucre 1 litre Retirer ensuite la verveine et plonger dans ce sirop les abricots coupés par la moitié et les faire cuire en les tenant moelleux mais pas trop cuit les laisser refroidir dans le sirop et les mettre au frigo. Confectionner un coulis de fruits rouge normal et en parallèle un sorbet abricot avec une petite pointe de verveine. Monter ensuite l’assiette en ayant pris le soin de bien égoutter les oreillons d’abricots au préalable et dresser comme sur la photo avec en décoration des feuilles de verveine fraiche. (menthe sur la photo) N.B. La verveine supporte difficilement le froid et la chaleur.

jeudi 17 juillet
Dernières tranches de vie américaines – camping at home et un vrai burrito local!
Voilà, tout est vendu, mis à part de petites choses qui vont partir pour ceux qui sont dans le besoin. C’est une sensation bien étrange que de me retrouver dans mon appartement tout vide, avec juste les valises pour me tenir compagnie.
Alors que je refuse le camping, sans être snob mais dormir au beau milieu des insectes, très peu pour moi ; je me retrouve à « camper » dans mon appartement. J’ai acheté un matelas gonflable pour passer ces derniers jours. Il me sert de lit la nuit, et de canapé en soirée ;-) Mais ça me fait rire. Je mange avec des couverts en plastique, j’ai juste garde une assiette. Cela me rappelle la première fois que je suis arrivée en Amérique du Nord pour un an, près de Toronto. Mes parents m’avaient glisse un verre, une assiette, une fourchette, un couteau et une cuiller pour survivre. Le premier repas ce soir-là fût composé d’un McMachin acheté à la station essence au bout du campus – oui, il y a des stands McMachin partout au Canada…Et je n’y ai plus jamais touché depuis. Souvenirs…
Et bien que j’ai pourtant encore bien trop de nourriture à finir, j’ai eu, alors que j’étais partie vers 21h laver et aspirer ma voiture, envie d’un dernier burrito. Vous savez, c’est le truc que tous les policiers des séries américaines vont acheter à la baraque près de la plage ;-)
Curieusement, ce n’est que la deuxième fois que j’en mangeais mais qu’est-ce qu’ils sont bons chez Zazu’s a Charlottesville. Une grande sélection de burritos vous attend, dans de bonnes tortillas réchauffées à la vapeur. Un burrito, c’est en fait une tortilla garnie. C’est un wrap, chaud, qui contient du riz, le plus souvent mélangé à ces haricots noirs dont je vous ai déjà parlé – cela me fait penser qu’il faut que j’aille m’en acheter un paquet a ramener. Au final, c’est énorme ! Il m’a fait deux repas. J'ai choisi l'option végétarienne avec légumes frais grillés, salsa, fromage. Qu’est-ce que c’est bon ! Avec du guacamole et de la sour cream en extra, on y revient sans problème.
C’est tout pour aujourd’hui. Juste quelques petits souvenirs…
mercredi 16 juillet
Les boules! Mais pas de glace…Une salade pour le Sucré s’invite chez le Salé et Un Tour en Mer.
Décidément, rien ne peut jamais se passer tranquillement. Je viens de découvrir que ma correspondance entre Paris et Nantes ne se ferait pas par avion comme d’habitude mais en train ! Alors que pour le retour (que je ne prendrais pas mais allez comprendre pourquoi un aller-retour coute moins cher qu’un aller simple…), c’est bien d’un avion qu’il s’agit !
Pour deux itinéraires identiques au même prix, l’un comprenait l’avion, l’autre le train. Au moment de réserver, à force de dérouler les 3 pages de descriptifs à chaque fois pour vérifier le détail des différents trajets (heures, durée entre les correspondances), je n’ai pas vu que j’avais réserve celui avec le train ! Mais l’erreur était facile, comme me l’a confirmé la charmante agente d’Air France que j’ai eu ce matin au téléphone. Si j’avais réservé directement avec eux, ils auraient été obligés d’appuyer sur ce fait. Comme je fais partie des gueux qui n’ont que les moyens de voyager par l’intermédiaire de tous ces sites qui vous proposent des itinéraires en cherchant parmi une sélection de compagnie, ils vous noient bien ca au milieu du reste et Air France donne quand même un nom de vol (AF # xxxx) au trajet en train ! Je ne dois pas être la seule a m’être fait berner.
Parce qu’honnêtement, qui a envie de payer le même prix pour s’emm…. à récupérer ses bagages entre deux correspondances, apres plus de 17h de voyage dont un vol transatlantique de plus de 8h, à marcher chargé comme un mulet et tenter de caser ses valises dans un TGV bondé qui pue en classe éco en plein mois de juillet pour y passer ensuite 3 heures au lieu de ne plus s’en occuper jusqu'à la destination finale, voyager léger et ne faire qu’1 heure d’avion. Qui ?? Faudrait quand même être maso ! Je ne vois donc même pas pourquoi on propose ces trajets à la ###
Pas moyen de changer quoi que ce soit évidemment, même en payant un « petit « supplément puisque le « petit » supplément s’élève a non moins de payer $200 plus la différence tarifaire par rapport au prix du billet actuel (soit plus de $900). Je me demande ou tout cet argent part. Encore un arrangement de nos compagnies préférées, la SNCF et AF pour s’en mettre plein les poches ? Et qu’est-ce qu’on y gagne ? Enfin surtout avec la SNCF : grève a gogo ! Et en tous cas, ça fait cher le billet de train Paris-Nantes !
Et si vous demandez pourquoi il n’y a même pas au moins un service qui s’occuperait de prendre vos bagages et de s’en occuper pour vous – parce que pour avoir un chariot à Charles de Gaulle, il faut se battre ! - comme si ceux-ci étaient enregistrés jusqu'à la fin (ce qui me semblerait la moindre des choses) comme pour un vol normal, notre chère compagnie nationale (qui propose ces correspondances) vous répond que si, mais il faut vous adresser à une compagnie annexe qui vous fait payer de 7 à 14 euros par sac !! Tout ca pour faire le même boulot que vous. J’ai vu récemment un reportage français sur nos grandes surfaces d’électroménager qui apparemment s’aligneraient toutes au même prix pour être sures de vendre ; j’ai bien l’impression qu’il n’existe aucun service pour satisfaire correctement le client par rapport a ce qu’on lui demande de payer juste pour en faire bénéficier d’autres compagnies !
C’est décidé, je boycotte le site ORBITZ à vie ! Je l’avais dit à Noël vu tous les problèmes que j’ai eu entre eux et Air France (que sincèrement, je ne porte plus du tout dans mon cœur) mais je n’ai pas eu d’autres choix car tous les vols au mois de juillet ailleurs coûtaient au moins $1000 de plus, que je n’ai pas. Alors j’ai les boules, oui, parce qu’au lieu de retrouver les miens à 13h30, je les retrouverais 3 heures plus tard, complètement sur les rotules ! Quand on ne voyage pas simplement pour les vacances mais qu’on effectue un déménagement par soi-même (sans aide d’une entreprise française puisque je ne suis pas détachée), on espère au moins que les conditions de rapatriement ne soient pas di mauvaises ! En tous cas, peut-être qu’ils s’en foutent mais tout ce qu’ils ont gagne c’est que si je peux suivre Mr Lolotte au Brésil pour son boulot en octobre, c’est British Airways qui empochera mes sous et pas Air France, j’en ai ras-le-bol ! Quand on a tellement l’habitude de faire un trajet et de voyager par avion, on ne s’imagine même pas que cela puisse être possible ! Parce qu’il tombe sous le sens (surtout quand le retour est lui, en avion !!), qu’on aura un avion. Mais je n’ai pas peur de dire que je trouve ça tout simplement dégueulasse de la part d’Air France et des compagnies avec lesquelles elle travaille (Orbitz en l’occurrence) de ne pas faire un geste et surtout, de coller des fichus train pour des voyages internationaux !
Franchement, deux voyages avec soucis en 6 mois, les deux avec Air France (la dernière fois, tout était de leur faute), un retour que j’ai failli ne pas faire parce que leurs agents n’étaient pas foutus de m’enregistrer correctement jusqu’au bout et j’ai passé l’heure avant de partir dans l’énervement et la peur de ne pas être admise pour la dernière correspondance aux USA au lieu de pouvoir dire au revoir tranquillement à mes parents. Et pour finir, cette fois-ci, bien que je voyage d’abord sur la première correspondance avec l’une des compagnies partenaire d’Air France dans le cadre de leur alliance Skyteam, figurez-vous qu’il me font payer un extra pour un sac tout ce qu’il y a de plus normal et accepté par Air France mais soudainement, pas par l’autre compagnie ! On se moque de vous !
Mesdames, Messieurs le dirigeants d’Air France, nous vous serions reconnaissant de faire un petit effort pour que cela ne devienne pas un calvaire et une angoisse de voyager !
Je remercie chaleureusement Florence qui travaille pour AF et sans laquelle je n’aurais même pas remarqué que je ne prenais pas l’avion ! Elle s’est proposé gentiment de m’accueillir mardi prochain car elle travaillera ce jour-là et c’est en vérifiant mon dossier qu’elle m’a précisé que je prenais le train ! Elle s'est aussi renseignee sur l'endroit ou je devais me rendre et je ne saurais que trop l'en remercier. Le seul bon point dans tout cela, c'est que je pourrais la rencontrer en coup de vent!
J’en suis toute retournée depuis ce matin, j'ai l'estomac en vrac et j’ai perdu une bonne partie de la matinée alors que j’ai vraiment autre chose à faire avant de partir et un boulot à terminer ! J’ai déjà un mal fou à organiser mon départ toute seule et régler les derniers détails pour ne pas avoir trop de soucis au moment de ma réinstallation en Europe (être sur qu’on a tous les bons papiers, etc..) alors je n’avais pas besoin de ça et de m’imaginer devoir me battre pour trouver une place où poser mes 4 sacs dans le TGV !! Et puis, 3 h de train…J’espère au moins avoir le temps de m’acheter des magazines parce que bonjour l’ennui ! Je HAIS le train !
La salade qui suit, je l’avais déjà publiée il y a longtemps et je l’adore. Comme elle est salée et contient du pamplemousse, je la propose à Sha pour son édition du Sucré s’invite chez le Salé et à Mille et Une Escales # 8 : Un Tour en Mer. Vous trouverez la recette ici. Et puis Florence aime les crevettes aussi!
Salade C'est Bon Pour Le Moral
parce qu'Air France, c'est pas le cas!

ou

mardi 15 juillet
Le dernier Label Lolotte américain est décerné à…
Cette petite chronique m’amuse bien finalement, c’est plus sympa de regrouper vos recettes qui m’ont plu en un seul billet.
Alors, quoi de neuf ces derniers jours chez Miss Gaffes en tous genres au pays des Yankees…Je vous en livre une sélection :
Tout d’abord, lorsque vous mettez vos affaires en vente, assurez-vous d’avoir réellement posté l’annonce ! Je m’étonnais de ne recevoir absolument aucun appel pour mes petits meubles et mon lit, j’ai compris pourquoi vendredi soir en rentrant d’un dernier diner d’au-revoir avec mes amis. Un dernier coup d’œil à mes annonces. Mais où sont-elles ? Je n’ai pas vu qu’après le récapitulatif de l’annonce que vous écrivez, il fallait cliquer sur « continuer » pour la poster réellement sur le site de petites annonces ! Je suis donc restée jusqu'à 3h du matin à reprendre des photos, remettre les annonces, etc…Pendant que j’y étais, à minuit, j’ai décidé de nettoyer mon four. Le cycle auto-nettoyant durant 4h30, une fois couchée il a fallu que je règle mon réveil 1h30 plus tard pour aller éteindre le four. Quelle nuit ! Sans compter la bande d’andouilles du complexe d’appartement voisin qui ont hurlé (je n’exagère pas) dans la piscine jusqu'à bien 5h30 ! J’ai failli me la jouer à l’américaine
et brandir mon fusil en tirant en l’air sur mon balconet leur crier que j’allais appeler la police si ça continuait ! Réveil en fanfare à 8h par le téléphone, les Américains ne chôment pas, même le dimanche. Ouf, tout est plus ou moins parti en deux jours, à bas prix certes mais c’est mieux que rien.
La lecture d’un journal américain, c’est vraiment pas rassurant! Et je ne parle pas d’un gros quotidien comme le NY Times mais tout simplement du journal local de Charlottesville ou un peu plus gros, celui de Richmond, capitale de la Virginie. En effet, j’étais tranquillement assise dans le salon client de mon garage pour attendre que l’on change une pièce à ma voiture quand un gentil monsieur s’approche et m’offre son quotidien qu’il vient de finir. Pourquoi pas…
Alors d’abord, ils ont un format absolument illisible. Ils sont beaucoup moins larges que nos journaux français et plus longs ! Ensuite, le reste se passe de commentaire :
Page 1 : fausse alerte quant au corps d’un cougar de l’est américain dont on aurait retrouvé la dépouille dans les Blue ridge Mountains (la partie des Apalaches où je me trouve). Cette espèce a disparu et il serait formidable qu’elle puisse réapparaître. Mais il ne s’agissait que d’un cousin…Info sympa, dommage pour les cougars.
Page 2 : shootings à gogo !
Page 3 : annonce de la mise à mort par injection létale d’un condamné. Etant originaire d’un pays où celle-ci n’est plus et étant bien sûr au courant qu’elle se pratique aux Etats-Unis, j’avoue que le lire noir sur blanc m’a laissé comme un sentiment bizarre...
Voilà pourquoi je n’aime pas lire les journaux quotidiennement, et encore moins les journaux américains. Trop déprimant…
Le lendemain, petite crise de rire toute seule dans ma voiture avec une scène que je n’avais pas vu depuis de nombreuses années. Je trouvais un peu étrange la démarche d’une femme très mince en short en jersey très fin ultra-mini, sans sous-vêtement ( ?) apparemment, et sur talons hauts. Avec sa coupe décolorée façon Van Halen ou le chanteur d’Europe dans les années 80, quelque chose clochait. Et pour cause, une fois ma voiture démarrée, j’ai pu voir que c’était un homme habillé en femme ! Le ridicule ne tue pas, surtout au pays du tout est possible…
Et il est possible de TOUT mettre dans des feuilles de bricks/filo, c’est ce que nous a démontré Caro de Newblog dont j’ai testé les croustillants au poulet, fève, chèvre, cranberries. Avec mon goût immodéré pour les choses différentes, je ne pouvais pas passer à coté et je vous conseille fortement de me suivre parce qu’elles étaient « Oh my God, soooooooooooooosoooooooooooooo good ! » Un plaisir intense à chaque bouchée, je n’y ai rajouté que du safran et des amandes effilées, sinon la recette fût suivie à la lettre, sans aucun regret si ce n’est celui de ne pas les avoir cuisinés plus tôt !
J’ai aussi teste rapido le cake saumon fumé/abricots de Marion qu’elle nous « cache » entre deux lignes de texte comme pour se le garder jalousement. Là encore, ce fût un succès. Je n’ai rien changé mais je vous conseille de ne pas rajouter de sel dans la base si votre saumon fume est plutôt bien salé comme celui dont je disposais. Je n’ai pas poêlé les abricots, faute de beurre, et j’ai employé un mélange d’abricots frais et d’abricots secs.
Merci à toutes les deux, je me suis régalée !
vendredi 11 juillet
Gros cookies fondants aux brisures d’oreos, de chocolat et de noix, pour quand on vous les brise !
Effectivement, après avoir passé deux heures en tête-à-tête avec mon patron pour vider notre chambre froide, fallait bien ça ! Contenir ses nerfs pour ne pas lui envoyer un crochet du gauche puis un du droite, c’est pas si facile ;-)
Voici l’un des seuls « dialogues » qu’il n’y ait jamais eu entre lui et moi en deux ans:
Lolotte : « Voulez-vous une paire de gants pour trier tout ça ? »
Lui sur un ton hautain: « Je me laverais les mains. Ca fait 40 ans que je fais ça et je ne m’en porte pas plus mal »
Lolotte pense : ?? – Euh…t’oublie de dire que cela fait 40 ans que tu réfléchis dans ton bureau et que tu n’es plus en contact avec aucun produit mon vieux ;-) C’est nous qui avons une espérance de vie 10 ans plus courte que le restant de la population;-) – Une blague de chimiste consiste à dire qu’on perd une année à chaque fois que l’on ouvre un frigo où des réactifs sont stockés (référence à l’odeur s’en dégageant une fois les bouteilles ouvertes), ah ah ! C’est qu’ils ont de l’humour les geeks en goggles :(
Même pas 10 minutes plus tard…
Lui : « Vous pourriez me passer des gants»
Lolotte pense : ?? What the h###!!! Tu te ficherais pas un peu de ma poire par hasard??

Vous voyez le personnage. Mais jusqu'à encore hier, je me disais que j’exagerais peut-être, que je n’étais pas assez tolérante, etc…Jusqu'à ce que je demande un service à l’un des autres chercheurs du département et qu’il apprit pour qui je travaillais. Je ne le remercierais d’ailleurs jamais assez d’avoir su dépasser les apparences négatives du départ. Effectivement, mon patron n’est vraiment pas apprécié dans le département de chimie mais c’est de sa faute. Il a beau en être le meilleur chimiste et être un chercheur extrêmement brillant au niveau mondial, cela n’empêche pas qu’ils soit imbuvable. Voici les propos de ce gentil monsieur, qui valent leur pesant d’or :
« Je lui ai envoyé un email il y a deux mois pour lui demander un renseignement mais ce Monsieur est apparemment beaucoup trop occupé pour avoir ne serait-ce que l’amabilité de me répondre »
- Gloups -
Plus tard dans la conversation :
« He’s an asshole » (c’est un connard)
- Double gloups -
Pour finir, lorsqu’il me questionna sur mon post-doc et ce que j’en avais retiré :
Lui : « On passe malheureusement presque tous par un post-doc qui ne nous aura rien apporté »
Lolotte pour essayer de sauver le coup (pourtant le boss ne le mérite pas) : « Oh, j’aurais pu tomber sur pire ; on peut toujours tomber sur pire »
Lui : « Ouais, t’aurais pu te faire écraser par une bagnole … »
Lolotte : « … » - gloups, gloups, gloups, gloups, gloups………
Gros cookies aux oreos, chocolat et noix
(d’après Cookie Madness)

(pour 12)
2 tasses de 240 ml de farine
¾ tasse de sucre brun
140 g de beurre
1 œuf
1 ½ cc d’extrait de vanille liquide
½ cc de levure
1 cc de bicarbonate de soude
½ cc de crème de tartre (facultatif)
12 oreos (ou 24 minis)
1 poignée de noix concassées
1 bonne poignée de grosses brisûres de chocolat

Fouettez le beurre mou avec le sucre. Ajoutez ensuite la vanille et l’œuf.
Séparément, mélangez la farine, la levure, le bicarbonate (et la crème de tartre). Incorporez peu à peu au mélange beurre-sucre. Ajoutez enfin délicatement les oreos coupés en 4 (ou en 2 dans le cas des minis), le chocolat et les noix.

Divisez la pâte en 12 portions. Roulez-les en boules et déposez-en 6 par plaque de cuisson seulement. Aplatissez-les mais pas complètement.
Faites cuire 15 minutes à four préchauffé à 180 °C puis retirez de la plaque et laissez refroidir.

jeudi 10 juillet
Crumble de pêches et rhubarbe compotée à la vanille au sucre roux, encore plus de fondant…
Je suis désolée de ne pas être plus présente sur vos blogs ni de pouvoir vous répondre à tous comme je le voudrais. Je ne suis pas en vacances comme beaucoup, loin de là ! Non, je travaille au contraire mais j’ai un mal fou à organiser une foule de choses avant de partir et je souffre de vertiges assez déplaisants qui ne m’aident ni au labo ni à la cuisine ;-) L’ordinateur n’est donc pas tellement mon ami actuellement…
Comme si cela ne suffisait pas, nous sommes sous les pluies torrentielles depuis une bonne semaine et c’est déprimant. A croire que la Virginie pleure mon départ – si elle pouvait me pleurer une fois partie, ca m’arrangerait ! Je vous racontais l’autre jour comment j’ai du me battre contre les éléments déchaînés, et bien c’était reparti pour un tour hier soir. Juste au moment de partir, un énorme orage éclate. Cette fois-ci, j’étais encore encore au labo donc j’ai décidé d’attendre avant de risquer un orteil dehors. Plus d’une heure après, la pluie n’ayant pas cessé mais ayant diminué quelque peu, je décidais de l’affronter munie de mon parapluie, les pieds tout juste chaussés d’une paire de sandales ne couvrant pas grand-chose…Qui a eu l’idée d’en concevoir de telles et surtout, pourquoi les ai-je achetées ??? C’est le genre de sandales un peu tongs, attachées par une bride à la cheville mais ne retenant pas le talon. La semelle en cuir sur laquelle repose le pied devient glissante dès qu’il pleut. Résultat, j’ai passé mes 15 minutes de marche – qui se sont donc rallongées à au moins 30 - jusqu'à ma voiture à essayer de retenir mes sandales à la seule force de mes orteils !
Alors voici un petit crumble pas compliqué, qui date un peu et dont les photos sont franchement moches. Mais il faut avouer que c’est vraiment trop difficile à photographier. Je me demande comment ils font dans les livres pour qu’on voit bien la couche de fruits, pas complètement recouverte. Parce qu’une fois que vous le servez, excusez-moi mais tout fout l’camp ! C’est le cas de le dire…
Crumble pêches et rhubarbe vanillée au sucre brun

(pour 4)
3 pêches
350 g de rhubarbe
1 gousse de vanille
35 g de sucre en poudre
4 cuillérées à soupe de jus de fraises (ou orange, ou pamplemousse)
1 cs de maïzena
1 tasse de farine
¾ tasse de light brown sugar (sucre brun)
½ tasse de flocons d’avoine
½ cc de cannelle
½ tasse de beurre froid en petits morceaux

Lavez puis épluchez la rhubarbe. Coupez-la en tronçons de 3 cm de long. Fendez la gousse de vanille en deux. Dans une casserole, faites pocher la rhubarbe avec le sucre, 40 millilitres d’eau, la gousse et les grains de vanille, pendant environ 5 minutes. Retirez du feu et laissez refroidir. Pelez et dénoyautez les pêches puis coupez-les en tranches.
Ajoutez la maïzena puis déposez les fruits dans un plat à gratin.
Préparez le crumble en mélangeant la farine, les flocons d’avoine, la cannelle et le sucre roux puis incorporez le beurre froid du bout des doigts de façon à former un sable grossier.
Répartissez le crumble sur les fruits et faites cuire à 180 °C jusqu'à ce que le jus des fruits commence à bouillonner, pendant environ 45 a 60 minutes. Laissez refroidir pour permettre au jus d’épaissir.
mardi 08 juillet
Quel cornichon ce cake! Mais c'est la faute des lardons aussi!
Le mot cornichon évoque vraiment de grands moment de fou rires réfrénés tant bien que mal au collège avec notre prof de math. Il était ce que je qualifierais une grande gueule et ne manquait pas de l’ouvrir pour hurler sur les cancres. Et quand je dis hurler, je n’éxagère pas. La seule année sur quatre ou nous ne l’avons pas eu, c’est comme si nous ne l’avions jamais quitté. Même éloigné de lui par tout un couloir, nous pouvions l’entendre chanter. Mais s’il hurlait fort, il n’était pas méchant du tout. Vous savez, ce genre de personnes qui pensent qu’ils se font respecter parce qu’ils hurlent. En fait, cela nous faisait rire, bien que nous ne bronchions pas parce qu’il savait se faire respecter de toutes façons. Et comme j’aimais les maths je ne craignais pas grand-chose à part me faire menacer d’une mauvaise note parce que j’acceptais que mes amis les cancres pompent sur ma copie. Mais qu’est-ce qu’un copain a pu se faire traiter de « cornichon » parce qu’il avait « une grosse tête » (au sens propre, la moquerie anatomique ne l’arrêtant pas plus que cela) mais rien dans le « cibouleau », dixit Monsieur H.
Je dédie donc ce cake à mon ancien professeur de mathématiques !
Cake cornichons, lardons

(pour 4 personnes)
125 g de farine
½ bocal de cornichons
70 g de lardons fumés
2 œufs
1/2 petit verre d’huile d’olive
1/2 petit verre de vin blanc
½ sachet de levure
75 g de gruyère râpé

Mélangez la farine et la levure avec les œufs battus puis versez l’huile et le vin blanc.
Battez le tout et ajoutez les lardons et les cornichons coupés en morceaux ainsi que le fromage râpé.
Versez dans un moule à cake de taille moyenne beurré et cuisez à 180 °C pendant 40 minutes (plus ou moins selon votre four).

lundi 07 juillet
Mousses à la rose façon loukoum pour se remettre d’un weekend charge en com/émotions !
Vous avez bien failli ne plus pouvoir suivre mes aventures…J’ai encore terminé glorieusement un vendredi, celui du 4 juillet, fête nationale américaine, pour lequel je suis malgré tout venue travailler. Un peu avant de partir, me voilà en train de marcher dans le labo, un erlenmeyer en verre dans chaque main, pour aller les rincer au-dessus des containers de déchets réservés à cet effet quand tout s’enchaîna à une vitesse folle et que je me retrouvais avant même d’avoir compris pourquoi, vautrée sur le sol !
Mes collègues, tous partis en Arizona et très délicats, ont comme d’habitude vidé leur labo en mettant tout n’importe où et n’importe comment dans celui que j’occupe encore. Ils ont entre autres laissé, sans la vider, une caisse remplie d’huile. Je vous passe les détails sur le pourquoi de l’existence de cette caisse qui est encore un exemple du système D (D = Dangereux et non Débrouille ici) que nous nous devons d’adopter dans ce labo de m…Evidemment, les huiles que nous utilisons rendent les plastiques poreux…L’huile a fui, je ne l’ai pas vu, j’ai glissé dessus et je me suis ramassée, sur les genoux et le coude gauche qui me fait encore bien souffrir aujourd’hui bien que je me sois bourrée d’anti-douleurs tout le weekend pour arriver à me resservir de ma main gauche.
Je suis très en colère car, si la situation peut paraître cocasse, ce genre de choses ne devraient pas arriver et je n'arrive pas à vous la tourner en dérision du coup. Ce labo est un danger public ; je me suis déjà assez prise de bec avec l’une des responsables de leur « sécurité » à ce sujet, à tel point qu’elle est venue me chercher des poux une fois, pas deux ! Ma présence seule dans le labo et a fortiori maintenant dans le groupe n’est pas légale et je prends de gros risques, ainsi que le patron. Mais surtout, s’il m’arrive quelque chose, mon assurance refusera certainement de me couvrir puisque je ne suis pas censée être là. Mais le patron le sait, et n’a rien fait pour être en règle. Par contre, à ses yeux et vis-à-vis de mon contrat, il me faut travailler jusqu’au 17. J’ai croisé le directeur du département de la santé et de la sécurité en venant travailler ce weekend et il devrait remonter les bretelles du boss à ce sujet. Parce que j’ai bien failli finir invalide, les erlenmeyers s’étant cassé dans ma chute, ma main est coupée là ou j’aurais pu me sectionner le tendon…Je m’en sors bien, avec juste des bosses au genou et au coude gauches ainsi que quelques éraflures et coupures en surface.
Encore 10 jours à tirer…Espérons que je parvienne à rentrer entière ;-)
Sinon j’ai passé mon weekend à courir à droite et à gauche pour essayer de trouver qui pourrait me reprendre mes affaires. Pas de magasins de seconde main ni de dépôt-vente. Si je ne parviens pas à vendre mes meubles et quitte à finir fauchée (vive les joies de l’expatriation qui ne sont pas la conséquence d’un détachement par votre entreprise !), à défaut d’une grande perte financière pour moi, autant faire une bonne action et les céder à l’Armée du Salut. Sainte Lolotte ;-)
Un peu de douceur s’imposait, alors je suis allée voir le film Hancock avec Will Smith. Je vous le conseille, c’est très drôle et ce super héros pas comme les autres m’a conquise.
J’ai terminé sur une recette toute douce, que je propose au jeu A vos Casseroles sur les Fleurs, en espérant qu’il rentre dans le règlement. C’est une verrine aux airs de loukoum, avec une mousse à la rose et aux amandes, sur un lit de framboises fraîches et un peu de croquant apporté par les pétales de roses cristallisées et les pistaches. Je vous conseille vivement de savoir attendre toute une nuit pour la déguster car les saveurs se développent mieux.
Mousses à la rose

(pour 2)
2 blancs d’œufs
45 g de sucre
200 g de fromage blanc a 2% bien sec
1 cc d’eau de rose
30 g de poudre d’amandes
1 cc de pistaches décortiquées non salées
framboises
pétales de roses cristallisées
confit de pétales de rose

Montez les blancs en neige.
Fouettez le fromage blanc avec le sucre et la poudre d’amandes. Ajoutez l’eau de rose puis incorporez les blancs en neige délicatement.
Ecrasez grossièrement les framboises et divisez-les entre deux verres. Répartissez ensuite la mousse et réfrigérez toute une nuit.
Au moment de servir, étalez une couche de confit de pétales de rose et décorez de pétales de rose cristallisées et de pistaches concassées.









