lundi 31 mars
Pourquoi choisir quand on peut avoir les deux en un? Tiramisu cheesecake doux comme un nuage…
Attention, ceci n’est pas un cheesecake au goût de tiramisu. Non, ceci est un cheesecake, sur une base de biscuits à la cuiller trempés dans un sirop de café, avec une couche de crème au mascarpone sur le dessus. Une tuerie absolue comme celle que j’ai pu manger à la Cheesecake Factory qui propose plus de sortes de cheesecakes que vous pourriez en imaginer dans vos rêves les plus fous. J’ai voulu recréer ce dessert pour un potluck dinner entre amis et je n’ai reçu que des compliments, de deux américains entre autres. Donc mon cheesecake a passé le test ultime !
A ne pas servir en grosses tranches, évidemment, car, comme tout cheesecake, c’est riche bien que je n’ai utilisé que du cream cheese 0% et du fromage blanc 0% pour alléger la partie cheesecake au maximum de façon à ce qu’il soit moins écoeurant. J’ai eu assez de préparation pour en faire un mini en plus, que j’ai décoré comme le grand aurait du l’être si je n’avais pas du le transporter, afin de vous donner une impression du fini. Le grand est plus épais bien évidemment;-) La consistance de la partie cheesecake est somptueuse, ni trop compacte comme c'est d'habitude le cas pour les New York style cheesecakes, ni trop mousseuse comme pour les tartes au fromage blanc. Une merveille qui se fond divinement avec la couche de tiramisu et le moelleux des biscuits cuillers. Juste comme Mr Lolotte l'aime...
J’espère que ce dessert vous plaira aussi. Moi, j’en suis dingue !
Tiramisu cheesecake
(pour 10/12)
Sirop espresso :
6 cc de cafe soluble
½ tasse d’eau
¼ tasse sucre + 2 cc
3 cs de bailey’s (ou liqueur de café)
biscuits cuiller
Partie cheesecake :
2 pots de cream cheese 0% (450 g)
500 g de fromage blanc 0%
4 œufs
2 jaunes d’œufs (conservez les blancs !)
2/3 tasse de sucre
1 cc d’extrait de vanille liquide
1 cs de bailey’s (ou liqueur de café)
Partie tiramisu :
250 g de mascarpone
3 œufs (+ les 2 blancs d’œufs precedents)
40 g de sucre
1 sachet de sucre vanillé

Fond du cheesecake :
Faites dissoudre le sucre dans l’eau avec le café soluble dans une casserole. Retirez du feu et ajoutez la liqueur.
Arrangez les biscuits cuiller au fond d’un moule à charnière. Badigeonnez-les de sirop au pinceau jusqu'à épuisement du sirop.
Préparez le cheesecake :
Préchauffez le four à 175 ºC.
Fouettez le cream cheese et le fromage blanc au fouet électrique pendant 1 min. Ajoutez les œufs et les jaunes un par un en fouettant a chaque fois jusqu'à ce qu’ils soient bien incorporés. Ajoutez ensuite le sucre, petit à petit et fouettez jusqu'à ce que le mélange soit crémeux et mousseux. Ajoutez la vanille et la liqueur. Versez sur les biscuits.
Posez le moule sur une grande feuille d’aluminium en la faisant remonter sur les côtés puis posez le moule sur un plat allant au four et versez de l’eau bouillante dans le plat, jusqu'à la moitié de la hauteur du moule à cheesecake. L’aluminium empêchera l’eau de s’infiltrer dans le cheesecake.
Faites cuire 30 minutes. Sortez du four et laissez refroidir 30 minutes puis réfrigérez une heure.
Préparez le tiramisu :
Fouettez le mascarpone avec les 3 jaunes d’œufs et les sucres. Montez les 5 blancs d’œufs en neige et incoporez-les délicatement au mélange. Versez cette préparation sur le cheesecake et réfrigérez au moins toute une nuit.
Pour servir, saupoudrez de cacao et entourez éventuellement de biscuits cuiller trempés préalablement dans un mélange eau+rhum.

samedi 29 mars
Pandan que tu essaies de rester zen, colore le monde et tes carrés aux amandes et à la noix de coco avec moi!
Hier, j’ai eu besoin d’évacuer mon stress, après que mon ordinateur plante pour la énième fois sur les mêmes blogs, que je n’irais plus voir d’ailleurs, car j’en ai assez de l’abîmer en l’arrêtant manuellement en urgence parce que dix milles fenêtres se mettent à s’ouvrir de façon incontrôlable.
Alors aujourd’hui, le sujet qui fait râler sera la technologie gadgetiste absolument inutile et de plus en plus présente sur certains blogs chargés de widgets en tous genres, etc…Les recettes m’attirent, l’accueil me repousse.
Ben quoi, vous aimez, vous, les phrases défilantes façon journal télévisé américain ? Et vas-y que ça défile de gauche à droite en haut, de droite à gauche en bas ; que ça clignote sur le côté et que le speaker – remplacez ici par le blogueur – vous parle d’autre chose n’ayant rien avoir avec les trois autres. De quoi vous donner la nausée aussi vite que le papier peint seventies à cercles concentriques des waters de Mémé Ginette ! Mince, un peu de simplicité, on n’est pas à la foire du trône…
Examinons ensuite le cas de ces menus affichant le nom des visiteurs que certains blogs à la manière d’une camera de vidéosurveillance. Bon, certains blogs que j’aime beaucoup beaucoup en ont et je passe outre. Mais j’avoue qu’être ainsi fliquée ne me plaît guère. Non pas que j’ai quoi que ce soit à cacher, puisqu’en général, je viens pour laisser un commentaire agréable et féliciter l’auteur d’une recette. Mais bientôt, il va falloir que nous sortions nos passeports à l’entrée des blogs ! Je ne vois pas à quoi cela sert et ce système a tout pour me faire tourner les talons…
Enfin, LE truc qui m’énerve par-dessus tout c’est la musique - de m#### - que certains blogs nous obligent à écouter, la plupart du temps pas du tout en rapport avec nos goûts personnels et à côté de laquelle les musiques d’ascenseur paraissent merveilleuses ! Un peu comme les magasins ou certains restaurants vous abrutissent de musique d’ambiance sans que vous n’ayez rien demandé ! Je n’ai qu’à visiter les blogs en mode muet, allez-vous me répondre? Et pourquoi ça ! C’est mon ordinateur que je sache et j’écoute la radio par internet si je veux, et cela me gonfle qu’elle soit coupée systématiquement par la musique diffusée sur un blog. Zut ! Est-ce que je les force à écouter du Gotainer à tour de bras! Non mais sans blague ! Espérons que la smellyvision ne verra jamais le jour !
Je n’aime pas particulièrement la nourriture en couleurs. Il faut dire aussi que les Anglais et les Américains en sont les champions incontestés et qu’ils m’en ont dégoûtée. Mais j’ai acheté une boîte de colorants pour faire mes macarons et j’ai trouvé cela amusant à utiliser, une fois de temps à autres, pour changer.
Carrés pandan, noix de coco et amandes

(pour 8)
60 g de beurre mou
1/2 cc d’extrait de pandan
25 g de sucre en poudre
75 g de farine
10 g de noix de coco
1 poignée de noix de coco râpée
colorant vert
confiture réchauffée
Garniture :
40 g de beurre mou
30 g de sucre
1 œuf
45 g de noix de coco râpée
60 g d’amandes en poudre
colorant violet

Préchauffez le four à 200 ºC. Beurrez un moule rectangulaire.
Fouettez le beurre, l’extrait de pandan et le sucre jusqu'à l’obtention d’un mélange lisse. Incorporez la farine et la noix de coco. Garnissez le fond du moule avec cette préparation et faites cuire environ 15 minutes.
Dans une jatte, fouettez au batteur électrique le beurre et le sucre jusqu'à l’obtention d’un mélange lisse. Ajoutez l’œuf et le colorant et mélangez. Incorporez la noix de coco et les amandes.
Réduisez la chaleur du four, étalez la garniture sur le gâteau et remettez au four 20 minutes jusqu'à ce que le gâteau soit ferme. Pendant ce temps, colorez un peu de noix de coco en vert.
Sortez du four et nappez aussitôt de confiture et parsemez de noix de coco colorée. Laissez refroidir dans le moule.

vendredi 28 mars
Quelle vie après le kir pour la crème de cassis ? – II : Rhubarbe tiède, lit douillet et son croquant noix et coco caramélisé
De la rhubarbe? Si vite après mon rhubarb fool ? Je sais mais je n’ai pas pu résister à la merveilleuse couleur rouge de la rhubarbe américaine. Si la rhubarbe, c’est de la rhubarbe et qu’elle a le même gout partout, je dois bien avouer que la nôtre me paraît maintenant bien tristounette. Vous êtes d’ailleurs bon nombre à avoir cru qu’elle prenait sa teinte rouge en compotant avec le jus d’orange sanguine. Et bien non, cette fois encore, je vous prouve qu’elle est bien rouge, même une fois épluchée ! Magnifique, vous ne trouvez pas ?
Je ne sais plus où j’ai trouvé cette recette, enregistrée à la va-vite dans un coin de ma tête mais le mélange de texture est somptueux : âpreté, douceur, croquant…A faire et refaire encore ! Curieusement, le croquant aux noix et noix de coco prend un petit goût de popcorn pas désagréable ;-) Mamina, quant à elle, se passera de noix de coco si je ne m’abuse, pour un résultat non moins sympathique…
Rhubarbe et son croquant noix et coco

(pour 4)
500 g de rhubarbe
80 g sucre + 3 cs
1/4 tasse de crème de cassis
4 cs yaourt grec 0%
½ tasse de noix
½ tasse de noix de coco
3 cs de sucre semoule

Lavez et épluchez la rhubarbe puis coupez-la en tronçons de 3 cm. Versez-la avec le sucre et la crème de cassis dans une casserole. Portez à ébullition, puis baissez le feu, couvrez et faites compoter à feu doux pendant 5 minutes. Réservez.
Pendant ce temps, versez les noix avec les 3 cs de sucre dans une petite poêle anti-adhésive. Faites caraméliser à feu doux, en mélangeant de temps en temps, jusqu'à l’obtention d’une belle couleur ambrée. Retirez du feu, ajoutez la noix de coco, mélangez bien puis déposez le mélange en une couche sur une plaque recouverte d’un papier sulfurisé. Laissez refroidir complètement puis cassez en morceaux.
Répartissez la rhubarbe entre les verres. Ajoutez 1 cuiller de yaourt puis du croquant.

jeudi 27 mars
Quelle vie après le kir pour la crème de cassis? - I : Salade fruitée et sa vinaigrette sexy...
Apparemment, le string clouté est totalement out pour aiguiser la curiosité de nos messieurs - qu'en pensent-ils? - Visiblement, je vais devoir renouveler ma garde-robe mais s’il est une chose qui semble toujours les captiver, ce sont les bons petits plats que nous leur concoctons.
La salade, j’ai cru remarquer que ce n’était pas glamour pour un homme. Ne vous a-t-il jamais répondu un « j’suis pas un lapin » face aux feuilles de laitue presques nues sous leurs trois gouttes de vinaigrette à l’huile 0% que vous lui présentiez pourtant avec amour?
Pas de panique, je vous propose une salade issue d'un numéro du magazine américain Bon Appetit de l'an dernier qui va pouvoir concilier titillement sensuel des papilles de Monsieur avec vos considérations régimistiques! Vous allez me remercier !
Salade pamplemousse rose, avocat,
vinaigrette à la crème de cassis

(pour 2)
1 pamplemousse
1 avocat
1 laitue moyenne tendre
Fleur de sel, poivre du moulin
3 cs huile d’olive
2 cs de vinaigre de xérès
3 cs de crème de cassis
2 cc de gingembre
1 petite échalote émincée (facultatif)

Pelez le pamplemousse et récupérez les suprêmes.
Coupez l’avocat en deux puis récupérez la chair et coupez-la en tranches.
Lavez la salade. Si besoin, détaillez les grandes feuilles en morceaux.
Mélangez l’huile, le vinaigre, le gingembre et la crème de cassis. Ajoutez éventuellement l’échalote.
Sur un plat, disposez les feuilles de laitue puis l’avocat et le pamplemousse. Versez la sauce juste avant de servir puis assaisonnez. Servez bien frais.

mercredi 26 mars
Saumon grillé sur son coulis de tomates rôties et patates (douces) dauphines au romarin
Pour mon poisson de la semaine, j’ai opté pour un filet de saumon (tellement gros qu’il m’en est resté facilement pour un crumble très bon mais que je ne vous présenterais pas). Pour le cuisiner, je me suis inspirée d’une recette d’un numero hors-série du magazine Cooking Light de l’an dernier afin de terminer quelques tomates en péril…
J’avais aussi repéré et tout de suite flashé sur les pommes dauphines maison de Florence avec la ferme intention d’y goûter très vite. Surtout que j’aime beaucoup cela de temps à autres mais ailleurs qu’en France, il est impossible d’en trouver congelées. Et finalement, ca n’est pas plus mal car elles m’ont pris peu de temps à faire et franchement, ça vaut le coup ! Comme j’avais une patate douce qui trainait, j’ai voulu essayer la recette de Florence avec, en rajoutant aussi du romarin. Merci Florence, ta recette est définitivement adoptée ! Je me permets de copier ta recette, je sais que tu ne m’en voudras pas – euh, je crois ??
Saumon grillé, coulis de tomates rôties

(pour 2)
3 tomates, coupées en quartiers
½ oignon épluché et coupe en deux
½ gousse d’ail
spray d’huile
sel
poivre du moulin
1 cs de concentre de tomates
½ tasse de bouillon de légumes
1 cs d’eau
½ cc de maïzena
2 filets de saumon sans la peau
basilic frais hâché

Préchauffez le grill du four.
Posez les tomates, l’onion et l’ail (préalablement trempe 1 minute dans l’eau bouillante) sur une plaque de cuisson recouverte d’une feuille de papier sulfurisé graissée légèrement. Faites griller 8 minutes puis remuez et faites griller à nouveau 5 minutes, jusqu'à ce que les légumes commencent à noircir sur les bords.
Mixez les légumes rôtis avec le concentre de tomates jusqu'à consistance homogène. Versez le mélange dans une casserole. Ajoutez le bouillon et portez à frémissement. Faites cuire 10 minutes en mélangeant fréquemment. Retirez du feu et filtrez le mélange à la passoire.
Mélangez la maïzena et l’eau, ajoutez au coulis de tomates et portez à ébullition. Faites cuire 1 minute en mélangeant constamment puis retirez du feu.
Placez le poisson sur une plaque de cuisson recouverte d’une feuille de papier sulfurise. Salez, poivrez légèrement. Faites griller environ 6 minutes ou jusqu'à ce que la chair se détache facilement en pétales à l’aide d’une fourchette.
Versez environ ¼ tasse de coulis au milieu des assiettes, déposez le saumon par-dessus. Décorez avec du basilic et un tour de poivre du moulin.

Pommes dauphines à la patate douce
et au romarin
(donne 1 bon bol de purée)
1 grosse pomme de terre
1 patate douce de la même taille
1 dl d'eau
50 g de beurre
100 g de farine
3 oeufs
1 pincée de sel
romarin séché, au goût
Dans une casserole, mettez l'eau froide, le beurre et le sel. Portez à ébullition sur feu vif.
Lorsque le beurre est complètement fondu, retirez la casserole du feu puis ajoutez la farine. Mélangez énergiquement avec une cuillère en bois et remettez sur feu vif sans cesser de remuer. Lorsque la pâte se détache de la casserole et de la spatule, retirez la casserole du feu. Ajoutez les oeufs un par un, en veillant à ce que chacun soit bien intégré à la pâte avant d'y mettre le suivant.
Mélangez la pâte à chou et la purée.
Vous pouvez cuire les pommes Dauphine tout de suite ou réserver la préparation au frais.
Plongez dans un bain d'huile bouillante les pommes dauphine formées à l'aide de deux cuillères à café (l'équivalent d'une grosse noix). Lorsqu'elles ont pris une jolie couleur dorée, retournez-les. Égouttez sur du papier absorbant et servez bien chaud.

mardi 25 mars
Mini gâteaux de riz complet au fromage de chèvre et aux noix
Quand je poursuis le « nettoyage par le vide de printemps» de mes placards avec la fin d’un paquet de riz complet, celui-ci termine dans des croquettes soyeuses et douces comme vos gambettes en été – si vous croyez que vous allez me faire le coup de la nana parfaitement épilée tout au long de l’année…Il y a longtemps que je ne crois plus au Père Noël, à d’autres !
Vous pouvez les agrémenter du légume qui vous plaira, les carottes étant toujours les fidèles compagnes du fromage de chèvre ;-) En ce qui me concerne, c’est le reste de la sauce aux petits légumes qui a accompagné mes spätzle que vous avez boudé - rancunière, moi?? - que j’ai glissé au milieu de tout ça.
Elles seront délicieuses servies en plat principal avec une salade.
Croquettes de riz complet et chèvre
aux légumes et aux noix

(pour 6)
¾ tasse de riz brun complet
1 ½ tasse d’eau (plus si besoin)
huile d’olive
1 oignon émincé finement
70 g de sauce aux petits légumes (ou 2 carottes râpées)
½ chavrou
1 poignée de noix
1 blanc d’œuf
thym
sel, poivre

Portez l’eau et le riz à ébullition, réduisez la chaleur, couvrez et laissez mijoter jusqu'à absorption complète de l’eau, environ 30 à 50 minutes. Rajoutez de l’eau en cours de cuisson, si besoin. Retirez du feu et laissez reposer 10 minutes à couvert.
Pendant ce temps, faites chauffer un peu d’huile et faites suer l’oignon pendant 2 à 3 minutes. Ajoutez les légumes et cuisez en mélangeant souvent pendant 4 minutes jusqu'à ce que l’oignon soit légèrement doré et les légumes soient tendres.
Préchauffez le four à 205 ºC.
Transférez le riz, les légumes, le chèvre et les noix dans un mixeur et réduirez en purée mais encore grossière. Ajoutez ensuite le blanc d’œuf et le thym puis assaisonnez.
Faites chauffer de l’huile dans une poêle anti-adhésive, déposez des tas de mélange. Cuisez chaque face 2 à 3 minutes, jusqu'à ce qu’elles soient dorées puis transférez les croquettes sur une plaque recouverte d’un papier de cuisson. Faites cuire 10 à 15 minutes.

lundi 24 mars
Authentiques et Lolottiens: Cinnamon Buns américains terriblement décadents!
Quand Matylda m’a demandé la semaine dernière si j’avais une recette authentique de cinnamon buns, il ne m’a pas fallu longtemps pour mettre de côté mes résolutions d’arrêter un peu ma brioche-mania tout récente (7 années d’expatriation ont finalement eu raison de ma frustration) pour en préparer.
J'adore ça (je craque pour ceux de chez Cinnabon, inexistant à Charlottesville) et j’avais prévu d’en faire dans deux semaines. C’est avec plaisir que j’ai avancé ce jour afin de lui proposer ma recette pour qu’elle puisse fêter sa fin d’études avec ces douceurs américaines.
Qu’en dire ? Je n’irais pas par quatre chemins : c’est d’la balle ! Le secret : ne pas lésiner sur la cannelle. Mon truc : humidifier légèrement le brown sugar pour obtenir une couche un peu « gooey » comme on dirait ici, soit une couche fondante de sucre.
Par la même occasion, cela me permet de vous proposer à nouveau une recette américaine authentique. Essayez-la pour changer de nos viennoiseries françaises, ils sont absolument irrésistibles !
Cinnamon buns with vanilla icing
(pour 10)
450 g de farine
1 sachet de levure du boulanger déshydratée
5 cl d’eau tiède
15 cl de lait écrémé tiède
30 g de sucre
1 œuf
4 cs de beurre mou
1 pincée de sel
Garniture:
4/5 cs de lait
Cannelle
brown sugar
1 pincée de noix de muscade
raisins secs (facultatif)
Glaçage:
3/4 tasse de sucre glace
½ cc d’extrait de vanille liquide
¼ cc d’extrait d’amande amère
1 pincée de cannelle
Dans une jatte, versez la farine tamisée, le sucre et la levure. Ajoutez l’œuf puis le lait et travaillez en boule. Incorporez le beurre et travaillez la pâte à la main 5 minutes. Posez dans une jatte graissée légèrement à l’aide d’un spray d’huile.
Chauffez le four à température mimimale pendant 2 minutes, puis éteignez-le et placez la pâte recouverte d’un torchon propre dans le four. Laissez gonfler jusqu'à ce qu’elle ait doublé de volume (environ 1h).
Etalez ensuite la pâte sur un plan légèrement farine en un rectangle de 25x35 cm. Brossez la surface avec du lait. Saupoudrez d’une quantité généreuse de cannelle puis d’un tout petit peu de noix de muscade. Etalez ensuite une bonne couche de sucre brun (préalablement humidifié puis défait à la fourchette s’il forme des blocs).
Roulez la pâte sur elle-même pour former un roule. Découpez 10 escargots d’environ 2.5 cm de largeur. Déposez-les dans un plat légèrement graissé de façon à ce qu’ils se touchent à peine.
N.B : Le sucre va un peu s’échapper, récupérez-le et posez-le sur les escargots une fois dans le plat.
Si vous le voulez, vous pouvez faire gonfler des raisins secs et les déposer sur le sucre avant d’enrouler la pâte. Je préfere sans, j’en ai donc juste rajouté quelques uns sur le dessus des buns pour décorer.
Couvrez d’un chiffon propre et faites gonfler à nouveau (selon la même méthode) jusqu'à ce que les escargots doublent de volume et se touchent complètement (environ 1 h).
Préchauffez le four à 175 ºC. Faites cuire environ 20/25 minutes où jusqu'à ce que le dessus des buns soit légèrement doré. Si vous les pressez du doigt, ils doivent rebondir.
Sortez du four et laissez refroidir 5/10 minutes.
Préparez le glaçage en mélangeant le sucre glace, les extrait de vanille et d’amande et la cannelle. Ajoutez suffisamment de lait pour obtenir un glaçage assez épais. Etalez sur les buns.
Ces buns sont meilleurs le jour meme mais seront bons le lendemain aussi si vous les conservez recouvert d’un film alimentaire. Ils se congèlent aussi très bien. Réchauffez-les 20/30 secondes au microondes par exemple avant de les déguster ou laissez-les dégeler à température ambiante.

samedi 22 mars
Mini marbrés italiens à la vanille et au butterscotch
La vanille est certainement l’une des saveurs la plus commune et anciennement utilisée en pâtisserie mais je n’avais jamais fait de gâteau au simple goût de vanille. Et quelle erreur. Que c’est bon ! Doublée de caramel, c’est un plaisir intenable !
Evidemment, mélangée au caramel, sont goût se serait quelque peu fondu dans la masse. Mais là, vous pouvez goûter chaque saveur presque individuellement, en une seule bouchée. Au niveau du contraste des couleurs, cacao et vanille aurait été plus marquant, c’est sûr. Mais je vous assure qu’on le notait !
Enfin, moi ce que j’en dis, c’est que j’en referais !
Marbrés italiens vanille butterscotch
(pour 7 individuels)
2 œufs
80 g sucre
125 g farine
30 ml huile
40 ml d’eau (ou de lait)
½ sachet de levure
2 cs de caramel butterscotch
graines d’1/2 gousse de vanille
¼ cc de vanille liquide
Montez les blancs en neige avec 40 g de sucre.
Fouettez les jaunes et 40 g de sucre pendant 5 minutes. Versez l’eau, puis ajoutez la farine, la levure et l’huile.
Incorporez délicatement les blancs.
Séparez la pâte en deux.
A l’une des moitiés, ajoutez les graines de vanille et la vanille liquide. A l’autre, ajoutez le caramel.
Préchauffez le four à 180 ºC.
Déposez une cuillérée à café d’une des pate au fond et au centre du moule. Versez une cuillérée à café de l’autre pâte au centre de celle-ci, puis continuez à superposer les cuillérées de pâte par alternance jusqu'à épuisement.
Faites cuire 20 minutes à 180 ºC puis 10 minutes à four éteint.

vendredi 21 mars
Enfin Lolotte ! t’a craqué ton slip? Tu vas pas t'y mettre aussi!
Avant que certaines personnes sans humour ne m’étripent, je voudrais quand même préciser que j’admire vos créations et vos belles photos de macaron. Rien à dire là-dessus ;-) C'est d'ailleurs ce qui m'a encouragée à essayer.
Vous savez bien que je ne fais rien comme tout le monde, j’aime être à contre courant, je déteste les modes et encore plus y céder pour épater la galerie, ce qui est un peu ce qui se passe sur la blogosphère. Et mon nouveau Kitchquimaide par ci, et ma machine à donuts pain par là – sans rancune Barbinou, fallait bien que je la fasse, tu m’as tendu la perche;-) Le pandan serait même en passe de detrôner la fève tonka, c’est dire ! C’est à celui qui présentera le truc le plus exotique et introuvable (les deux, c'est encore mieux!). A quand les moelleux à l’extrait de crottes de nez de babouin ? Après la Macarena qui nous a tous fait nous déhancher il y a quelques années, c’est la Macaronnade qui sévit en force dans les cuisines des blogueuses…Vous n’allez quand même pas me dire que la France entière s’est mise soudainement à avoir une envie de macarons! Sans compter notre transformation en bétail avec tous ces flocons d'avoine. Tous les matins, je réveille en verifiant qu'il ne m'est pas poussé des oreilles de cochon dans la nuit, si si!

Aujourd’hui, je ne cherche pas à vous épater car j’ai bien des progrès à faire encore dans ce domaine, mais moi aussi, je me suis lancée dans les macarons. Pas parce que je les aime tant que ça, au contraire. Mais parce que j’avais plein de blancs d’œufs en stock après mon framboisier et que Mr Lolotte, lui, c’est son l’un de ses péchés mignons.
Alors j’essaie d’apprendre, non pas pour le séduire, car je suis naturellement chieuse irrésistible;-) Mais pour lui faire plaisir car sous mes airs un peu revêches et moqueurs, j’aime faire plaisir à ceux que j’aime du fond du coeur.
J’ai donc retroussé mes manches ma poche à douille et je me suis lancée dans l’expérience sans toust ces gadgets matériel soit-disant indispensable mais que je ne possède pas et d’après les explications en image de Mingoumango vers lesquels la drôlissime Marion m’a orientée si gentiment. Tout cela pour casser le mythe et prouver à tous les étudiants et/ou les fauchés, qu’il n’y a pas besoin d’être une personne qui peut y passer beaucoup de temps parce qu'elle ne travaille pas et/ou qui a de l’argent pour faire des macarons qui, s’ils sont loin d’être aussi fabuleux que ceux de Ladurée, Hermé ou du macaronnier de Quimper, se respectent tout de même et se laissent déguster avec plaisir.
Et elle a raison Mingoumango, pas besoin de silpatmachintruc ni de thermosondedemesfesses ni de four à chaleur tournante – quoique sympa pour les fesses, lui, hein Olif !

Kit de l'apprenti-macaronneur :
- plaques de cuisson habituelles à moitié tordues et presque rouillées
- colorants alimentaires du supermarché abordables (les couleurs sont peut-être moins belles qu’avec les colorants en poudre – qu’on dit – mais ça va très bien pour commencer et c’est pas si moche – je trouve, de toutes manières, je n'en trouve pas d'autres!)
- huile de coude pour moudre des amandes (parce que la poudre d’amandes est maintenant introuvable à Charlottesville) et passer 2h à les tamiser en jurant tout ce qu'on peut avec une simple petite passoire pour en récupérer à peine 250 g. Alors les coques ne sont pas ultralisses mais franchement, on s’en tamponne à la fin c’est bon quand même !

Résultat:
- 3 plaques de macarons vraiment ratés visuellement mais bons (meilleurs que les réussis d'ailleurs) sur 6 plaques: bonne moyenne. Je n’ai simplement pas compris pourquoi des macarons issus du même premier mélange étaient une chouille trop durs ou une chouille pas assez avec une différence de 45 secondes de cuisson entre les deux. De même, pourquoi des macarons issus d’un autre mélange (mêmes proportions que le premier) mais qui ont croûté 2h comme ceux du premier n’ont pas formé de collerette eux, alors qu’en les laissant croûter une nuit entière, elle s’est formée…Bizarre, vous avez dit bizarre ? Vos conseils?

- des recettes de ganaches pourtant prises chez une pro mais à revoir, celle au chocolat (et piment chipotle pour moi) étant trop dure à étaler et celle au carambar étant trop liquide d’où l’impossibilité d’empêcher les coques de glisser ! Garnir joliment les macarons est finalement ce qu’il m’est paru le plus difficile à faire !
Bilan : Y’a indéniablement des progrès à faire mais c’est tout à fait gérable avec de la persévérance !
Je ne vous réécris pas la recette, vous la trouverez ici. J’ai donc suivi la méthode Gerbet.

Bon weekend!
jeudi 20 mars
La Chronique de la Lectrice ! La Môme Chapacou voit La Vie en Violet: Déclinaison violette, en trois temps, pour le printemps!
Enfin la parité dans cette chronique!
Nul n’est besoin de vous rappeler qui est Véronique Chapacou, ancienne blogueuse qui s’est reconvertie pour, entre autres, enchanter maintenant nos étagères de bibliothèque ! On la retrouve entre autres dans Vous les connaissiez sucrés? Les voici en version salée…et vice versa - si vous ne l'aviez pas encore compris, vous ne suivez pas mon jeu qui en est maintenant à l'édition #5 - et pour Quinze bonnes raisons de faire la fête de Pâques à la Saint-Glinglin avec la joie de vivre qui la caractérise ainsi que son plaisir de partager, essence même de la cuisine. Des recettes ludiques, bien pensées et d’une originalité folle ! J’en suis fan et je n’ai pas d’action dans son entreprise mais sa grande gentillesse et son talent méritent qu’on les souligne.
Hum hum…Elle me demandait une introduction humoristique mais voilà qu’on se croirait à la remise des Oscars…Remarquez, toutes les occasions sont bonnes pour se rapprocher de Georges ! Véronique est un peu notre Marion Cotillard de la cuisine ! Tout comme elle, c’est l’une des seules la seule ( ?) Françaises à se voir décerner un prix de grande importance sur mon blog qui se trouve aux States ! Comment ça une étoile au panthéon des célébrités du Lolottewood boulevard c’est pas aussi classe ??
Trève de plaisanterie ! Elle succède aujourd’hui à Jean-Jacques Barbot en me faisant l’immense honneur de me confier l’une de ses recettes - rien que pour ma chronique à moi et toc ! – pour célébrer le printemps – et les piafs ! - qui arrive à grands pas…
Une recette belle comme les fleurs qui animent le printemps ! Je laisse la parole à Véronique…Merci pour elle et merci à elle !
…...............
Voici une recette simple et réalisable à l’avance qui fera de l’effet lors d’un dîner en tête à tête, lancera éventuellement le débat de la prochaine soirée entre amis (rose ou violette, entre les deux mon cœur balance) ou clouera le bec de la grand-tante Gilberte, après qu’elle ait déclaré la bouche pleine que « de son temps, ma chère, les fleurs on les offrait, on ne les mangeait pas », lors de la prochaine réunion familiale.
Votre moitié n’est pas originaire de Toulouse et n’est pas sensible au parfum de la violette ? Pas de problème la recette est adaptable en version « mimosa », « géranium », « rose », « coquelicot »…car maintenant on trouve, y compris dans les supermarchés, des sirops et confitures à base de fleurs ainsi que des thés et tisanes aromatisés.
Les fleurs, comme la grand-tante Gilberte, vous ne les aimez que dans un vase et pas dans votre assiette ? C’est un point de vue qui se défend, auquel cas, utilisez des sirops plus classiques, au caramel ou à la banane verte par exemple.
Vous n’êtes pas adepte du rhum ? Essayez la vodka…et si vous n’aimez pas l’alcool, ça marche aussi « sans ».
A vous d'inventer votre version...la cuisine c'est comme on aime, dixit un grand penseur du siècle dernier.
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Déclinaison violette pour le printemps
Pour 4 personnes
Babas:
150 g de farine
100 g de sucre
3 oeufs
50 g de beurre fondu
1 sachet de levure chimique
5 cl de lait
Sirop de ponchage :
50 cl d’eau
120 g de sucre
Thé ou tisane à la violette
Rhum blanc (au goût)
Nappage :
Confit de violettes
Eau
Ganache :
160 g de chocolat blanc
140 g de crème liquide entière
40 g de sirop de violettes
1 pointe de colorant alimentaire violet
Granité :
20 cl d’eau
5 cl de sirop de violette
Violettes cristallisées et sirop de violette pour la déco
Préparation du granité. Mélangez l’eau et le sirop, versez dans un plat et réservez au congélateur. Sortez le plat du congélateur toutes les 20 minutes environ et raclez le contenu à l'aide d'une fourchette afin d'obtenir des paillettes.
Préparation de la ganache. Portez la crème à ébullition. Hors du feu, ajoutez le sirop de violettes, mélangez puis versez le tout sur le chocolat blanc haché. Laissez poser 1 minute, puis mélangez avec une spatule souple.
Ajoutez le colorant, mélangez soigneusement, filmez et réservez au frais 3 heures minimum.
Préparation des babas. Préchauffez votre four à 180°.
Mélangez la farine, le sucre et la levure dans un saladier. Ajoutez les œufs, le lait et le beurre fondu et mélangez pour obtenir une pâte homogène.
Versez la pâte dans des mini moules à savarin et faites cuire une dizaine de minutes. Pour la version « maxi », la cuisson est d’environ 30 minutes. Démoulez et laissez refroidir sur une grille.
Préparation du sirop. Préparez un thé en dosant à votre goût. Après l’infusion, filtrez, ajoutez le sucre et le rhum. Mélangez jusqu’à la fonte complète du sucre. Laissez refroidir puis réservez au frais.
Préparation du nappage. Dans une casserole, faites fondre le confit de violettes avec un peu d’eau pour obtenir un coulis épais.
Montage du dessert.
Trempez les babas dans le sirop. Egouttez les légèrement puis, avec un pinceau, badigeonnez les babas de nappage. Dressez les sur les assiettes de présentation.
Déposez au centre de chaque baba, une rosace de ganache à l’aide d’une poche à douille. Remplissez également des petits verres avec la ganache.
Travaillez une dernière fois le granité à la fourchette, puis répartissez le dans des petits verres et arrosez d’un trait de sirop de violettes.
Posez les verres dans les assiettes de présentation, décorez avec violettes cristallisées et quelques gouttes de sirop. Servez sans attendre.









