31 octobre 2007
Utopie de poireaux, chèvre et orange, sauce à l'espoir - le défi pour Eol et Anso!
Ceux qui me connaissent comprendront mon humour « tongue-in-cheek » comme aime l’appeler Claire. Toute ressemblance avec des faits récents n’est peut-être pas fortuite mais ne s’y limite pas, ce message pouvant bien sûr s’appliquer à diverses situations de la vie quotidienne et le "vous" que j'emploie n'est qu'un vous général de description. Je précise que personne n'est obligé de me laisser de commentaires au sujet de mes errances philosophiques personnelles si c'est pour simplement se montrer désagréable comme cela a été le cas en privé. Je n’impose à personne mes idées mais j'ai l'envie d'exprimer mes pensées de temps à autres. Si votre avis diffère du mien, cela ne me pose pas de problème, mais nul n'est besoin de céder à l'agressivité. Sinon, vous pouvez tout aussi bien passer directement à la recette;-) Il faut de tout pour faire un monde. Je rappelle que mon blog est un Blo(c)g-Notes, voilà pourquoi j'y inscris parfois mes pensées, en plus de mes recettes (ce qui m'intéresse principalement vous en conviendrez).
Voici un best of des phrases-types qui vous permettront de démasquer un hypocrite en société;-)
« Je ne savais pas » - affirmation censée se suffire à elle-même et les dispenser de s'excuser ou d’essayer de se renseigner avant de faire quelque chose…
« Je n’avais pas vu car je n’ai pas eu l’idée/le courage/la bienséance (rayez la mention inutile, etc…) de me poser des questions… » - comprendre que dans le cas contraire, cela aurait pu les mettre en face d’une réalité qui ne leur aurait pas plu et qu'ils n’auraient de toutes façons pas eu envie de changer parce qu'ils sont bornés/malpolis/méchants (cas extrême, mais au choix, etc…) alors autant garder un comportement cohérent et jouer les ignorants…
« Tout le monde le fait » - effectivement, dans ce cas, pourquoi pas eux ! C’est bien connu, la ou il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir.
« Ce n’est pas moi » - évidemment, ce n’est jamais la faute de personne ! Rejetez la faute sur le voisin, vous vous sentirez tellement mieux après ! (cf. plus bas)
et donc le non moins célèbre :
« Ce n’est pas ma faute… »
Ce-dernier, digne de la mauvaise foi d’un enfant de 2 ans pris sur le fait, m’irrite tout particulièrement, pas vous ? On pourrait se demander aussi pourquoi soutenir quelqu’un qui pâtit d’une situation puisqu’après tout, ce n’est pas de notre faute, nous ne sommes pas directement concernés donc autant ne rien faire, voire jouer les moralisateurs.
Mais, la faute à qui alors ? C’est comme dans tous les labos dans lesquels j’ai pu travailler. Exemple: Quand du matériel ne fonctionne plus soudainement, suite à une mauvaise utilisation par l’un de vos collègues (vous ne savez pas lequel mais vous avez vu l’engin fonctionner peu de temps avant de vouloir vous en servir…) et que c’est vous qui découvrez l’objet du délit, la plupart du temps juste quand vous en avez besoin, tout à coup, tout le monde tombe des nues. Vous devenez un empêcheur de tourner en rond car vous osez exprimer votre mécontentement et ce n’est la faute de…personne ! Ben tiens, le mystère du Saint-Esprit a encore frappé ! Dingue, non ? Comme si vous halluciniez après avoir avalé un champignon psychédélique acheté sous le manteau au Camden Town Market de Londres !
Depuis quand, aussi, "ne pas savoir" est-il devenu une excuse? Ou est-il écrit qu'il faut dire bonjour, au revoir, merci...Et pourtant, sans que cela ne soit écrit, cela ne viendrait à l'idée de personne (j'ose encore l'espérer, oui!) de récuser ces principes!
Ce phénomène de ne jamais reconnaître ses erreurs, ou son extension à celui qui veut que l'on de se dise que puisque ce n’est la faute de personne, autant ne pas aider non plus, est vieux comme le monde et tend à ne pas disparaître. Quand j’entends la phrase « ce n’est pas ma faute » assénée avec une mauvaise foi flagrante, que ce soit pour se disculper ou ne pas faire preuve de solidarité envers celui qui se retrouve dans la mouise par la "faute", oui, de quelqu'un, le monologue du Vicomte de Valmont dans le livre les Liaisons Dangereuses de Choderlos de Laclos me revient toujours immédiatement à l’esprit, tant elle réflète le rejet complet des responsabilités par les uns et les autres et surtout, qu’elle ne constitue en rien une justification en soi…
« On s'ennuie de tout, mon ange, c'est une loi de la nature ; ce n'est pas ma faute.
Si donc je m'ennuie aujourd'hui d'une aventure qui m'a occupé entièrement depuis quatre mortels mois, ce n'est pas ma faute.
Si, par exemple, j'ai eu juste autant d'amour que toi de vertu, et c'est sûrement beaucoup dire, il n'est pas étonnant que l'un ait fini en même temps que l'autre. Ce n'est pas ma faute.
[...] Aujourd'hui, une femme que j'aime éperdument exige que je te sacrifie. Ce n'est pas ma faute.
[...] Crois-moi, choisis un amant, comme j'ai fait une maîtresse. Ce conseil est bon, très bon ; si tu le trouves mauvais, ce n'est pas ma faute.
Adieu, mon ange, je t'ai prise avec plaisir, je te quitte sans regret : je te reviendrai peut-être. Ainsi va le monde. Ce n'est pas ma faute. »
Ce « ainsi va le monde » me fait (sou)rire (jaune) par son ironie, lorsque je réfléchis au comportement de beaucoup autour de moi. Certains comprendront et c’est ce qui les sauvera. Quant aux autres, vous êtes perdus !
Aider et comprendre autrui au-delà de ce que l'on pense soi-même et de sa petite personne, cela ne parle-t-il plus à personne? N'y a-t-il plus que ces causes qui sont devenues actuellement "à la mode" et politiquement correctes, oui j'ose le dire, qui méritent que l'on se batte pour elles?
Aujourd’hui, avant notre petit défi coutûmier a Anso, Eol et moi, j’ai envie de célébrer les mots suivants de notre si belle langue française qui font que nous puissions tous vivre en société sans nous entretuer mais dont beaucoup semblent ne pas/plus avoir fait l’apprentissage, mais que certains, heureusement, et dont je fais partie, ont encore l'utopie de vouloir défendre:
solidarité
intégrité
éthique
entraide
respect d’autrui, et par conséquent de soi-meme
empathie
sympathie
savoir vivre
Une question me taraude, puisque nos écrits, nos paroles semblent souvent détournés de leur sens premier:
préferez-vous vivre dans un pays comme la France ou l’on peut encore (plus ou moins) s’exprimer librement sans double langage ni que tout devienne porteur de sous-entendus ou que l’on vous accuse d’être une mauvaise personne parce que vous osez exprimer votre désaccord avec les « bien-pensants-qui-ont-décidé-pour- tout le monde-de-ce-qui-est-d'usage-de-dire-ou-pas»?
Ou préférez-vous vivre dans des pays où vous n’aurez pas du tout le droit de parole ou peut-être pire (car votre liberté de penser, on ne vous l’enlèvera jamais !), dans un pays comme celui où je vis actuellement par exemple (les USA pour ceux qui ne sauraient pas encore), et où il vous faut peser, soupeser, mâcher et remâcher chacun de vos mots avant de vous adresser à quelqu’un de façon on ne peut plus normale mais pour éviter qu'il ne vous colle un procès dès le premier « bonjour madame » parce que vous n’auriez pas employé le mot correct/ouvert la bouche au bon moment/ ou que vous osez tout simplement afficher vos idées, quelles qu’elles soient??
Moi j’ai choisi mon camp et je ne pratique pas la langue de bois, sans que cela fasse pour autant de moi une personne mauvaise et sans vouloir nuire à quiconque. Mais dans la langue que j’ai apprise à l’école, un chat restera un chat, une caissière, une caissière et pas une « hôtesse de caisse » parce que son salaire, lui, ne suit malheureusement pas l’évolution de son « statut » orthographique!
Le politiquement correct, je le laisse à la frontière de mon blog. Ceux auxquels cela déplaît peuvent faire demi-tour !
Ces pensées (il y aurait encore tant à dire) me permettent de souligner l'effort fait par Elodie (The Lody's Blog) pour accepter ces valeurs qui me sont chères, et à laquelle je souhaite la bienvenue parmi nous ainsi qu’une belle aventure.
Mais maintenant, on passe à table ! C’est pour cela que vous êtes venus, non ? Bonne journée et encore merci à ceux qui m'ont soutenue!

...
Alors mes puces, la t’ite debutante Eol et Anso, voici ce que je vous ai préparé pour aujourd’hui. J’ai ramé, j’ai ramé…Je n’ai aucune idée en ce moment et pas tellement envie de cuisiner non plus. Mais ce défi est un plaisir alors je ne voulais pas me désister ! Le fait que je ne mange quasiment pas de viande et sûrement pas sous toutes ses formes, m’a fait constater que je mange toujours plus ou moins la même chose ! Diantre ! Comment vais-je continuer de pouvoir nourrir les hommes de mes deux copines !
Et puis, à ma décharge, l’étendue des choses qu’Eol n’aime pas et qu’il faut donc éviter ne m’a pas facilité la tâche…Allez, je plaisante (à peiiiiiiiine). Voyez vous-mêmes! Je l'ai même accrochée dans ma cuisine pour être certaine sélectionner les bons ingrédients;-)

...

Aujourd’hui, ce sera donc une : (j’essaie de m’en tirer avec le titre au moins ;-)
Tarte soufflée aux poireaux et à l’orange et
ses petits bouchons de chèvre
enrubannés de jambon de Parme

(pour 6)
1 pâte feuilletée
6 blancs de poireaux
10 g de beurre
une orange (zeste et jus)
2 cs de sauge ciselée (facultatif)
40 g de farine
7 cl de crème liquide allégée
30 cl de lait écrémé
2 œufs entiers + 1 blanc en neige
50 g de fromage râpé
2 crottins de chèvre pas trop secs
2 tranches fines de jambon de Parme
sel, poivre

Préchauffez le four à 180 °C.
Nettoyez les blancs de poireaux et coupez-les en rondelles minces. Faites-les cuire dans une poêle anti-adhésive avec 10 g de beurre et 10 cl d’eau, jusqu'à ce qu’ils soient tendres. Salez, poivrez.
Dans un saladier, mélangez la farine avec les œufs entiers, ajoutez le lait, la crème, le fromage râpé et la sauge, le jus et le zeste d’orange, puis les poireaux et le blanc monté en neige, délicatement.
Versez la préparation sur le fond de pâte feuilletée piqué à la fourchette.
Enroulez le jambon autour des crottins puis coupez-les en deux. Déposez les moitiés de crottins, face non couverte au-dessus, et enfournez pour 35 à 40 minutes.

30 octobre 2007
Lumpy Crab Cakes aux épices
J’ai déjà publié une recette de crab cakes pour le Sucré s’invite chez le Salé pour lequel Mamina, qui organisait l’édition #4, avait choisi comme thème le pain d’épices. Il faut très peu de choses pour réaliser de bons crab cakes mais ils contiennent toujours de la chapelure. C’était donc une chapelure de pain d’épices pour laquelle j’avais opté à l’époque.

Cette fois, la chapelure est redevenue classique mais j’ai parfumé mes crab cakes à coup de plusieurs épices, graines et de feuilles de kaffir lime. De quoi voyager jusqu’au bout du monde en quelques bouchées…Un seul impératif, oubliez tout de suite la boîte de chair de crabe que vous étiez en train de sortir avec empressement de votre placard pour réaliser cette recette. Vous croyez que je ne vous ai pas vu ? Non, non, non…C’est une bonne chair de crabe fraîche, si possible avec encore d’assez gros morceaux (lumps en anglais) qu’il vous faut, ou alors de la chair de crabe en boite avec de gros morceaux. Sinon, vos crab cakes ne ressembleront à rien de plus que les affreuses croquettes de poisson congelées de chez F…(ok, je les aimais aussi quand j’étais petite mais c’était avant de goûter à de bons crab cakes ou fish cakes !). Vous pouvez remplacer la quantité de crabe par du saumon ou un autre poisson pour faire des fish cakes. Certains rajoutent de la purée de pomme de terre, je préfère de loin sans, pour profiter pleinement du goût merveilleux du crabe. C’est simple mais tellement goûteux et la fierté des bons restaurants de bords de mer américains!
Crab cakes aux épices

(pour 4 personnes)
450 g de chair de crabe
1 oeuf
1 échalote hâchée finement
3 ciboules hâchées finement
½ cc de coriandre moulue
1 cc de graines d’anis
1 pincee de noix de muscade
1 pincee de cannelle
½ tasse de noix de coco râpée
2 feuilles de kaffir lime ciselées
1/3 tasse de chapelure
2 cs de mayonnaise
¾ cc de cumin moulu
½ cc de sel
huile d’olive

Mélangez tous les ingrédients sauf l’huile. Formez des tas avec vos mains que vous ferez cuire dans un peu d’huile chaude, environ 2/3 minutes de chaque côté.

29 octobre 2007
Parmentier marin aux pommes de terre paillasson, parmesan et tomates
J’ai vu cette idée de parmentier de poisson dans Maxi Cuisine d’août-septembre 2007. Je n’avais pas de poisson mais j’avais des crevettes et j’ai modifié deux trois choses. Il n’y avait pas de raison que ce soit moins bon ;-)
Effectivement, c’était vraiment très savoureux et à refaire. J’aime beaucoup les pommes de terre râpées plutôt qu’en purée car je n’ai jamais raffolé de la simple purée de pommes de terre et donc je n’apprécie que moyennement les parmentiers qui sont, de plus, à la viande à l’origine…C’est cette idée qui m’a séduit.
Parmentier de crevettes à la tomate

(pour 4)
400 g de crevettes crues décortiquées
500 g de pommes de terre râpées
concentré de tomate
1 gousse d’ail
1 échalote hâchée finement
100 g de parmesan râpé
10 cl de crème liquide allégée
2 tomates
sel, poivre
Préchauffez le four à 180 °C.
Mélangez les pommes de terre avec le parmesan, l’ail et l’échalote. Salez et poivrez.
Disposez la moitié de ce mélange au fond d’un plat à gratin huilé. Posez dessus les crevettes. Salez et poivrez. Recouvrez du reste de pommes de terre. Nappez de crème liquide. Terminez par deux rangées de tranches de tomate et disposez de petites cuillérées de concentré de tomates sur le dessus. Arrosez d’un filet d’huile. Couvrez de papier aluminium et cuisez environ 25 minutes.

28 octobre 2007
Un an de Blog-Notes…et une apple pie américaine!
n Que le temps passe vite !
Je vous remercie tous pour les bons moments que vous me permettez de passer en vôtre compagnie. Merci d’avoir accueilli mon blog tâtonnant parmi vous avec tant de générosité et de m’aider à m’accrocher dans les moments difficiles de ma vie, notamment professionnelle.
Alors, après un an, quel bilan ?
- un premier commentaire d’Anne, dont je me rappellerais toujours, et qui m’a permis de ne pas renoncer. Même si je fais mon blog pour le plaisir, si je n’avais voulu créer aucune discussion, aucun partage, autant consigner mes recettes ou mes impressions dans un carnet écrit à la main et l’enfermer dans un placard à l’abri des yeux de tous ! Merci Anne.
- le moment fort du Blog-notes restera je pense, notre chaîne du brownie mémorable, avec vos 58 maillons, par lesquels vous avez témoigné un bel élan d’amitié international à mon amie américaine Jessica ! Vous vous en souvenez ? Ce brownie continue de faire des adeptes et je reçois de temps à autres des remerciements de lecteurs ayant apprécié la recette et vous félicitant de vos réalisations ! Une belle aventure, juste pour le plaisir de faire plaisir.
- cet anniversaire coïncide presque avec la fin de l’édition #4 du Quand le Sucré devient Salé…et vice versa ! (chez Inoule avec les pizzas sucrées jusqu’au 10 novembre), ce jeu que j’ai lancé sur un coup de tête ayant eu un tel coup de cœur pour le livre Vous les connaissiez en version sucrée ? Les voici en version salée…et vice versa ! de l’adorable et talentueuse Véronique Chapacou. Je la remercie non seulement pour son marrainage spontané de l’ensemble des éditions passées et présentes, mais aussi et surtout pour son enthousiasme et toute l’amitié qu’elle me témoigne sur des sujets plus personnels. Merci à toutes les participantes et les organisatrices qui adhèrent à l’idée de mon jeu, dans un climat très ludique et de simplicité qui rendent le jeu si agréable.

- aussi en cours jusqu’au 10 novembre, les Spooky Recipes et les créations effrayantes de vos petits loulous (et/ou des adultes aussi)! Nous avons déjà quelques jolies recettes en stock. J’ai hâte de pouvoir annoncer le mini Spooky gagnant !

Merci de me soutenir dans tous ces projets qui me tiennent à cœur, tout simplement parce qu’ils m’apportent un grand réconfort et du soleil dans mon cœur pour tenir bon jusqu'à ce que ma vie soit plus en ordre... Far away but so close to you…(Si loin mais finalement si près de vous…) grâce au blog !
Pour finir (oui, je me dépêche !...Et on met la main devant sa bouche quand on baille !), un merci tout particulier aux personnes suivantes:
Valérie ma gourmande, Muriel ma Richard-addict, Tara ma muse, Mamina ma douce, Claire ma piqûre de rappel pour faire attention à la planète, ma pétillante Delphine, Véronique aux Saveurs très Sucrées, Inoule ma joueuse invétérée ; Marion , Elodie, Anso et Anne mon club des grosses déc….euses !, mon adorable Micky, Maya ma petite abeille (comment ça, elle était facile ?), ma rigolotte Carotte , les pétillantes Tiuscha, LaCath et Nathalie, Sylvette l’épicée ,Philo et ses Fourneaux gourmands, et Christine, bien sûr, qui m’a permis de me rapprocher de Georges (je ne lui en serais jamais assez reconnaissante !)
Encore un truc et je vous lâche…après tout, j’aurais bien aimé avoir un petit coup de pouce quand j’ai commencé, juste pour ne pas passer trois mois dans l’obscurité la plus totale car on en arrive, même si fait le blog pour le plaisir seulement, a penser que ça n’en vaut pas la peine. Alors je profite du fait que vous me connaissiez un petit peu maintenant pour envoyer les projecteurs sur les blogs suivant pour lesquels j’ai eu un coup de cœur et auxquels je souhaite une aussi belle aventure que la mienne jusqu'à présent (moins les passages pénibles tout de même !) :
Pour courir, il faut des vitamines !
Le Blog-Notes vous a plu ? Vous en voulez encore ? C’est vous qui déciderez de sa bonne continuation !
Merci a tous, du fond du cœur !
Lolottement vôtre ;-)
...
Puisque c’est aux Etats-Unis que j’ai ouvert mon Blog-Notes, c’est avec une recette typiquement américaine que je fête mes un an : l’apple pie. Elle me permet également de faire un lointain clin d’œil à ma région d’origine, l’Alsace typique pour ses tartes, notamment celles aux pommes.
Cette recette est vraiment délicieuse ! La petite touche de vinaigre dans les pommes fait toute la différence. Le « shortening », un équivalent de la végétaline ou du saindoux donne tout le fondant à la pâte. Effectivement, si celle-ci se rapproche de nos pâtes à tarte brisée et sablée, elle n’a pourtant rien à voir. C’est ce que les Américains appellent ici une « flaky crust », une pâte « friable » si vous voulez. Pas de panique si elle reste très « humide » lorsque vous l’étalez, ce qui n’est pas forcement facile mais ne rajoutez pas plein de farine dans la pâte ! Etalez-la sur une feuilles de papier sulfurisé et farinez bien le rouleau et le dessus de la pâte. Elle se déchirera sûrement lorsque vous la manipulerez mais vous foncerez le moule avec les morceaux.
American Apple Pie

(pour 6)
pâte :
2 tasses de farine
1 cs de sucre
6 cs de beurre salé ramolli (ou 6 cs de beurre doux + 1 cc de sel)
6 cs de « shortening » (végétaline, saindoux, au pire margarine)
6/8 cs d’eau glacée
Mélangez ensemble la farine et le sucre (et le sel). Incorporez ensuite le beurre, le shortening et l’eau glacée. Formez une boule, enveloppez de film alimentaire et placez au réfrigerateur pour 20 minutes. Pendant ce temps préparez la garniture.

garniture :
5 pommes à tarte (je prends toujours des granny smith)
1 poignée de raisins secs
1 bouchon de rhum
¾ tasse de sucre
2 cs de farine
½ cc de cannelle
¼ cc de sel
1 cs de vinaigre (de vin ou de cidre)
2 cs de beurre
Pelez et coupez les pommes en tranches.
Dans un saladier, mélangez tous les ingrédients sauf le beurre.

Assemblage :
Divisez la pâte en deux parts égales, étalez-les. Placez l’une d’elle au fond d’un moule à tarte/tourte beurré. Piquez à la fourchette. Remplissez avec les pommes, ajoutez quelques morceaux de beurre sur les pommes et recouvrez avec la seconde moitié de pâte. Découpez la pâte qui dépasse, pincez les bords ensemble pour refermer et créez un motif avec le dos d’un couteau. Découpez de longs morceaux d’aluminium et recouvrez-en les bords. Cuisez environ 50/60 min à 205 °C, retirez l’aluminium environ 10 minutes avant la fin de la cuisson. Badigeonnez de blanc d’œuf 10 minutes avant de sortir la tarte du four.

27 octobre 2007
Haut les madeleines, vous êtes cernés ! Black & White ou apple butter, chocolat, caramel?
Parfois, votre amie Lolotte, elle pourrait incarner le Grand Blond avec une Chaussure Noire…Sous ma crinière de brune sexy, malgré mes neurones vifs et mon oeil (h)agar(d) (-agar ?) se cache parfois une (fausse) blonde et un Pierre Richard assumé. Je les entends déjà raler nos copines blondes….Un peu d’humour, c’est de bonne guerre ! Les blagues sur les brunes ne sont pas piquées des hannetons non plus et il paraîtrait que les hommes préfèrent les blondes (mon chéri, si tu me lis, fais gaffe à ce que tu penses si tu ne veux pas recevoir un coup de rouleau à pâtisserie sur la tête en guide de cadeau de Noel). Alors laissez-nous au moins de quoi nous imposer un peu aussi, nous les brunes !
Je m’égare…Lundi 15 octobre 2007 – 20h30 : Lolotte sort du boulot et décide d’aller chercher au supermarché les quelques produits de survie qui lui font défaut à la maison. Les supermarchés étant ouverts 24h/24 et 7j/7 aux Etats-Unis, c’est sûrement pour cela que le boss de Lolotte (toujours aussi sympathique) lui impose une grosse charge de boulot puisqu’il sait que même si Lolotte n’est pas comme lui et ne peut pas se payer de bonniche pour s’occuper de son ménage en dehors du travail, elle pourra toujours aller faire ses courses à 3h du matin puis passer sa nuit à cuisiner! Bon sang mais c’est bien sûr ? Pourquoi perdre 8h une nuit à dormir inutilement quand on peut travailler comme un âne et être exploité pour pas cher ! Je songe à me faire brider les yeux d’ailleurs…
Lolotte arrive donc au croisement situé juste avant le supermarché quand elle doit s’arrêter à un feu rouge parce que Lolotte est une conductrice respectueuse (qui a fait hum ?). Lolotte, insouciante et attendant de pouvoir redémarrer s’aperçoit vaguement qu’une voiture de police est arrêtée au feu derrière elle avec ses lumières clignotantes (oui, la même que celle de William Shatner dans Hooker !). Mais Lolotte n’y prête pas attention car Lolotte se dit que ces policiers américains doivent être comme certains policiers français qu’elle a pu observer du temps où elle conduisait encore en France, c’est-à-dire qu’ils veulent simplement que Lolotte vire sa caisse de là leur cède le passage une fois le feu vert car ils n’ont pas envie d’attendre et outrepassent leur fonction ils sont sûrement sur le point de secourir quelqu’un en danger de vie ou de mort.
Mais voilà, alors que le feu passe au vert, tout bascule et Lolotte enfile son costume de fausse blonde sans même s’en rendre compte (c’est dire à quel point elle était blonde la Lolotte à ce moment-là !) et engage tranquillement son tournant en ralentissant et en serrant sur la droite tout en continuant d’avancer. La voiture de police la suit toujours mais Lolotte, assurée de son bon respect du code de la route poursuit son chemin sur le parking du supermarché, la voiture de police la suivant toujours. Cela ne choque pas Lolotte plus que cela. Après tout, peut-être que ces policiers allaient s’arrêter au fast-food d’en face ? Le retentissement de leur sirène fit réaliser à Lolotte que non, et qu’ils en avaient bien après elle, les bougres ! Alors Lolotte s’arrête. Elle baisse, affolée, la vitre de sa voiture, en essayant en même temps de récupérer cette ######### de bouton de son levier de vitesse qui vient de sauter sous son siège, tout cela en maintenant son pied sur la pédale de frein afin de ne pas emboutir la voiture garée devant puisqu’elle n’a pas pu remettre sa vitesse au point mort (ben voui, le bouton est sous le siège, mais vous suivez ou quoi !), tout cela en gardant une main sur le volant comme une criminelle attendant dans l’angoisse que son Super Trooper s’approche (Un tas de scénarii défilent alors dans le dernier neurone pas encore grillé de Lolotte « Je ne roulais pourtant pas trop vite, mes feux étaient bien allumé, mon clignotant indiquait que j’allais tourner…mais qu’est-ce que j’ai fait b##### ?).
« Vous auriez du vous arretêz à l’endroit où nous vous avons indiqué de le faire avec nos lumières - Vos papiers Mam’zelle Lolotte ! »
« Euh, mais je suis Française, M’sieur l’agent, je ne savais pas ! J’ai pensé bien faire en ne bloquant pas la route et en allant me garer sur le parking puisque j’allais de toutes façons faire mes courses…Mais qu’ai-je fait ? »
« Les vignettes collées sur vos plaques d’immatriculation ne sont plus valides depuis 2 semaines » ( ???)
Là, il faut savoir qu’aux Etats-Unis, en Virginie du moins, à partir du moment où vous avez votre voiture, vous payez tous les ans pour le renouvellement de vôtre immatriculation et vous recevez des vignettes à coller sur les plaques avant et arrière pour indiquer que c’est fait et jusqu'à quand. Les miennes était dépassées depuis le 1er octobre…
« ??? Et bien oui, je sais, mais je me demande bien quand est-ce que le DMV (Department of Motor Vehicles) va me les envoyer ! Parce que j’ai payé figurez-vous ! »
« Montrez-moi votre permis de conduire et votre carte d’immatriculation s’il vous plaît » Beuh non, ça m’plaît pas mais ai-je le choix ?
« Une minute, je dois chercher dans ma boîte à gants »
Evidemment, Lolotte étant aussi organisée qu’une moule au milieu d’un tas d’algues bretonnes, Lolotte tend d’abord au policier la carte d’immatriculation qui n’est pas plus valide que ses vignettes mais qu’elle n’a toujours pas jetée...
« Mais je vous assure que j’ai payéeuuuuhh et que j’ai la nouvelle. Attendez ! »
Lolotte retrouve alors au milieu de son fouillis la fameuse carte, toujours dans son enveloppe à peine décachetée, l’en sort, la retourne et à son plus grand étonnement découvre les fameuses vignettes agrafées au dos de celle-ci. Les vignettes dormaient donc sagement depuis 3 mois au moins au fond de sa boîte à gants. Lolotte agita alors la carte au travers de sa vitre pour faire s’approcher le policier.
« Euh….j’ai bien reçu les vignettes mais je n’avais pas vu du tout qu’elles étaient au dos de la carte … »
Respiration profonde du policier et tentative de maintien de son sérieux :
« Bon, vous allez sortir de votre voiture et les coller sur vos plaques devant moi. Je vous laisse ensuite partir avec un avertissement pour ne pas vous être arrêtée lorsqu’on vous l’a demandé (heureusement que Lolotte ne se rendait pas à Washington DC, elle aurait été arrêtée pour délit de fuite !), et un avertissement pour ne pas avoir appliqué vos vignettes dès qu’il le fallait. hi hi hi»
« Merci, merci, veuillez m’excuser…. » les remercia Lolotte dans l’embarras le plus total mais tentant de faire oublier son étourderie en usant d’un de ses sourires les plus ravageurs…Le bien hilare « et ben alors, ma p’tite dame, qu’est-ce qui vous arrive, on a oublié sa tête à la maison aujourd’hui??? » de son collègue resté silencieux jusqu'alors finit d’achever Lolotte.
Pour remercier ces deux policiers de couleurs bien opposées, d’avoir bien fait leur travail malgré la mauvaise réputation des policiers américains (ok, si j’avais été une forcenée en cavale, ça se serait sûrement moins bien passé et puis le policien indien dans le desert l’été dernier a été sympa en ne me pénalisant pas trop fortement pour mon excès de vitesse…), et d’avoir été si adorables et conciliants envers une Lolotte étourdie de première, cette dernière leur confectionna des madeleines Black&White pour leur rendre hommage (et se remettre de ses émotions)!
